23 octobre
Nous arrivons à Diogane pour la dernière fois de notre séjour. On a prévu d'aller chasser dans la brousse avec J.-Jacques, Patrick et le petit Lamine. Ce gamin est épatant. A vrai dire ils sont tous épatants, mais celui-ci a quelque chose d'encore plus touchant que les autres. J'apprends qu'il est atteint d'une maladie qui l'empêche de grandir suivant une courbe de croissance normale. Il adore chasser, et Jean-Jacques m'affirme que c'est un pisteur hors pair. Après avoir été au sommet du minaret, nous entrons dans la brousse, à la suite de Lamine, accompagné de Salif, le fils du chef du village, qui nous prête son fusil pour l'occasion.
Nous nous enfonçons donc dans les hautes herbes, traversant les champs de mil. Salif qui parle un français impeccable m'explique que la récolte de cette année sera très mauvaise, il a plu beaucoup trop tard. Je ne trouve pas grand-chose à répondre. Ça me désole un peu. Il me propose de gouter au mil, me montrant comment ça se mange. Je goute, trouve ça bon, et le partage avec Lamine. Jean-Jacques a vu quelque chose, je n'entends que le coup de feu. Zou, il revient avec une belle tourterelle.
Je marche près de lui, histoire de ne rien louper. Un battement d'ailes dans notre dos. Il se retourne, suit l'oiseau avec le canon de son fusil et fait mouche. La tourterelle, à nouveau, prend une flopée de plombs dans la viande. Elle est tombée quelque part, mais la brousse, c'est comme le merdier que t'entasses dans ta chambre, faut s'accrocher pour y dégauchir autre chose que des maladies. Patrick trouve une plume. J'en déduis la trajectoire et tombe sur elle. 2 tirs, 100% de réussite. Ca se souligne.



