15 octobre
Le lendemain matin, même rituel. Les oiseaux me sortent des toiles. Aujourd'hui, il est prévu que nous allions dans le village de Dionewar situé à une bonne dizaine de minutes de l'hôtel. Pour moi la découverte d'un premier village typique de pêcheurs au Sénégal. Seul désagrément, mes intestins me tiraillent douloureusement. Mauvais signe ?
Après les minutes de marche annoncée, quelques puits commencent à fleurir sur notre passage. Autour d'eux s'affairent des enfants, plongeant des bidons troués tenus au bout d'une corde qu'ils ramènent plein à la surface. La couleur de l'eau est relativement suspecte mais ces petits bouts ne s'en formalisent pas. C'est décidément un autre monde.
Marion propose à 4 d'entres d'eux d'être pris en photo, chose qu'ils acceptent volontiers. Nous leur montrons immédiatement le résultat sur l'écran, ils semblent très satisfaits et disparaissent en gambadant en tout sens.
Une chèvre, maigre comme un clou anorexique est suivie de près par sa progéniture. Nous traversons une immense étendue de sable compacte, sur la droite s'étend un cimetière qu'il n'est pas possible d'approcher si l'on n'est pas de confession musulmane. Nous traversons des ruelles et tombons sur le port. Ici sont entreposés les pirogues colorées des pêcheurs. Nous poursuivons notre avancée dans le village, accueillis par les rires d'enfants et les (rares !) demandes de cadeaux. Il y a des villages qui en réclament, d'autres pas. Nous nous rendons dans les locaux de la « Western Union », la banque / bureau de change / poste du village. Le local est frais, diantre, que c'est agréable. La température doit avoisiner les 35° dehors, je crame ! Le directeur nous fait visiter les lieux, c'est en très bon état, et ils sont même équipés en ordinateurs. Nous nous rendons ensuite au dispensaire, nous comptons ramener une folle quantité de médicaments lors de notre prochaine visite au village. Dans la salle d'attente, des femmes à 99% des cas, patientent, un mouflet faiblard dans les bras. Le paludisme, entre autre, fait des ravages ici. Je me sens mal à l'aise que l'entrevue avec le médecin du dispensaire s'éternise, je me mets à la place de ces femmes qui attendent. Pendant ce temps, Marion retrouve « Jolie », un coup de c½ur qui ne s'explique pas. Cette femme, qui travaille au dispensaire, s'est entichée d'elle et réciproquement. Elles se retrouvent avec joie et se serrent dans les bras. P'tite montée d'émotions dans mon appareil vasculaire.




