Au bout de la passerelle se trouve une minuscule embarcation dans laquelle roupille « Coquillage », le pilote.
Après quelques allers-retours chargé comme un mulet, nous pouvons affirmer que le minibus est vide, pas le temps de dire « au revoir » au chauffeur, ses feux arrière s'éloignent jusqu'à disparaitre dans la nuit noire.
Dernière traversée du pont, on charge les bagages à l'arrière du bateau et nous installons à bord.
Le Saloum est calme, encore endormi. Le moteur gazouille. On s'éloigne du ponton lentement, le bruit du moteur s'intensifie, puis s'arrête subitement. Les ridicules vaguelettes s'écrasent gentiment contre la coque du bateau, comme pour nous chambrer. « Coquillage » de son côté s'affaire sur le moteur.
Elle n'a pas le temps d'obtenir une réponse car déjà le moteur se remet à rugir. C'est reparti ! J'enregistre le bruit du moteur, il est atypique ce tableau. On navigue à pleine vitesse sur le Saloum dans un noir total et la seule chose que j'arrive à distinguer, c'est le tison de la clope de « Coquillage ».
Un nuage découvre la lune, j'aperçois un bout de terre. Marion me souffle à l'oreille qu'il s'agit de l' « Île de Sangomar », j'acquiesce religieusement.
Une poignée de minutes plus tard nous sommes à quai, nos valoches de nouveau sur les bras. C'est bientôt fini, allez on s'accroche !
Je prends une valise, aller-retour ! Une deuxième, troisième etc.... jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un gros sac que nous portons à deux avec Patrick. Lourd ce con de sac, j'commence à ne plus sentir mes bras. Je découvre la villa dans laquelle nous allons passer notre séjour. Cette villa, située à l' « Hôtel Niominka » est très charmante. Toit en chaume, décoration locale, moustiquaires au dessus des lits et surtout, équipée d'une clim' dans chaque pièce. Je ne saisis pas encore la chance que nous avons d'en être muni.
Nous partageons un rapide apéritif. Un solide verre de rhum pour Patrick, la même chose pour Jean-Jacques. Quant à Marion, Nadine (la compagne de Patrick), Geneviève et moi, nous tournons au Bailey. Deux verres agrémentés d'une cascade de glaçons suffisent à me donner des envies de plumard. Je grimpe, à bout de bras les valises, dans la chambre que nous occuperons avec Marion. Putain d'valises quand même ! La température serait parfaite si j'étais un ½uf à couver, sauf que c'est loin d'être mon cas, je me précipite donc sur la télécommande de la climatisation. Aaaaah, de l'aiiiiiiir !
Après quelques allers-retours chargé comme un mulet, nous pouvons affirmer que le minibus est vide, pas le temps de dire « au revoir » au chauffeur, ses feux arrière s'éloignent jusqu'à disparaitre dans la nuit noire.
Dernière traversée du pont, on charge les bagages à l'arrière du bateau et nous installons à bord.
Le Saloum est calme, encore endormi. Le moteur gazouille. On s'éloigne du ponton lentement, le bruit du moteur s'intensifie, puis s'arrête subitement. Les ridicules vaguelettes s'écrasent gentiment contre la coque du bateau, comme pour nous chambrer. « Coquillage » de son côté s'affaire sur le moteur.
- « Il y a de l'eau dans l'essence ! » prophétise Jean-Jacques.
Je ne distingue pas grand-chose de mon côté. Sur ma banquette, je tente d'imprimer ce que je vis en double, comme pour avoir à le raconter un jour, étrange non ?
- « Qu'est-ce que tu as fait à ton moteur » demande inquiète Geneviève, alias Belle Maman, alias la femme de Jean-Jacques.
Elle n'a pas le temps d'obtenir une réponse car déjà le moteur se remet à rugir. C'est reparti ! J'enregistre le bruit du moteur, il est atypique ce tableau. On navigue à pleine vitesse sur le Saloum dans un noir total et la seule chose que j'arrive à distinguer, c'est le tison de la clope de « Coquillage ».
Un nuage découvre la lune, j'aperçois un bout de terre. Marion me souffle à l'oreille qu'il s'agit de l' « Île de Sangomar », j'acquiesce religieusement.
Une poignée de minutes plus tard nous sommes à quai, nos valoches de nouveau sur les bras. C'est bientôt fini, allez on s'accroche !
Je prends une valise, aller-retour ! Une deuxième, troisième etc.... jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un gros sac que nous portons à deux avec Patrick. Lourd ce con de sac, j'commence à ne plus sentir mes bras. Je découvre la villa dans laquelle nous allons passer notre séjour. Cette villa, située à l' « Hôtel Niominka » est très charmante. Toit en chaume, décoration locale, moustiquaires au dessus des lits et surtout, équipée d'une clim' dans chaque pièce. Je ne saisis pas encore la chance que nous avons d'en être muni.
Nous partageons un rapide apéritif. Un solide verre de rhum pour Patrick, la même chose pour Jean-Jacques. Quant à Marion, Nadine (la compagne de Patrick), Geneviève et moi, nous tournons au Bailey. Deux verres agrémentés d'une cascade de glaçons suffisent à me donner des envies de plumard. Je grimpe, à bout de bras les valises, dans la chambre que nous occuperons avec Marion. Putain d'valises quand même ! La température serait parfaite si j'étais un ½uf à couver, sauf que c'est loin d'être mon cas, je me précipite donc sur la télécommande de la climatisation. Aaaaah, de l'aiiiiiiir !




